lundi 16 janvier 2012

Parfum d'Autrefois





Dans l'antre de ma demeure, un parfum d'enfance oublié. La mienne, la leurs, la nôtre j'imagine ... Un doux mélange de rires, de larmes, de nostalgie et de bonheur aussi... Il me semble pourtant que hier encore, je courrais librement, les nattes dansant aux quatre vents. Il me semble que hier encore, j'aimais ceux qui m'entouraient sans la moindre méfiance, sans la moindre peur... L'innocence de l'enfance j'imagine... Mais où est passé la musique que maman faisait jouer les soirs d'hiver? Elle s'est éteinte en même temps que maman j'imagine... Et qu'arrivera-t-il le jour où je m'éteindrai à mon tour? Aurai-su faire perdurer la musique?


Et mes filles qui grandissent plus vite que les saisons, ne se réfugiant plus sous ma jupe au moindre frisson... Il me semble que hier encore je possédais les clefs de la vérité, qu'à leur yeux je connaissais tout mais voilà qu'elles me répètent que je sais rien, que je ne connais rien, que j'ai oublié ce qu'être jeune signifiait ... J'ai parfois l'impression qu'elles oublient d'avoir besoin de moi, de mes conseils, de mon appui et peut-être même de mon amour? Je sais bien que non, qu'un jour prochain, très proche sans doute, elles seront de nouveau devant moi me disant c'est doux mots que je rêve d'entendre:"Qu'en penses-tu maman"?...


Et moi qui ne peux pas me réfugier dans les bras de maman. Qui ne peut pas pleurer avec elle ma peur de vieillir et de voir cette merveilleuse vie me filer entre les doigts. Je ne peux que me contenter d'attendre l'heure où je serai à mon tour cette maman si chère à leur coeur, celle qui possédera de nouveau les clefs de la vérité :)






»

vendredi 25 novembre 2011

Un miracle de plus ...


Je suis un arbre de vie. En moi pousse une petite graine d'amour et d'espoir. Un véritable miracle en soit. Au creux de mon ventre, le quatrième amour de ma vie qui se fabrique doucement ... Au bout de quelques saisons, il sera là cet être en devenir. Ma vie ne sera alors plus jamais la même ... Je suis en attente de mon destin, de cette rencontre qui me transportera ailleurs, qui me transformera une fois de plus. Je dois cependant avouer que porter la vie dans la trentaine n'est pas mission facile ... Ayant eu mes trois filles avant et dans la vingtaine (17, 19 et 22 ans), je sens que mon âge me rattrape tranquillement... 

Je découvre des nouvelles facettes de mon caractère ... J'ignorais à quel point je pouvais être impatiente, irritable et ultra-sensible ... Comment peut-on passer de la colère aux larmes en quelques minutes? Et que dire de ce corps sans énergie que je vautre du salon à la chambre à coucher comme si j'étais une baleine échouée entre deux rives .... Je suis désespérément à la recherche d'énergie.... 

Malgré ces petits inconvénients, je me sens plus que bénie d'attendre cette petite merveille, la sixième de notre belle et grande famille recomposée :)

vendredi 29 avril 2011

Viens marcher dans mes pas...

Tiens... Prends mes souliers et viens marcher sur le chemin de ma vie... Viens, je prendrai ta main pendant que tu parcourras des chemins dont tu ne soupçonnais pas l'existence.... Tu dis me connaître, tu affirmes comprendre ma peine, tu clames haut et fort que tu ferais différemment si tu étais moi? Je t'ai entendu dire qu'être à ma place tu n'aurais pas fait ceci, que tu n'aurais pas dit cela... Alors qu'attends-tu? Laces mes souliers et viens....





Je t'accompagnerai dans l'ombre de la nuit tandis que les monstres te tiendront éveillée jusqu'à l'aube... Je tiendrai tes cheveux tandis que tu vomiras sur le bord de ton lit, dégoûtée par leur souffle chaud dans ton petit cou.. Et le lendemain en classe, je te regarderai blessée et apeurée... Pourquoi t'endors-tu pendant que le professeur parle? Tu as seulement dormi quelques heures? Mais nous en sommes qu'à la première année de ton primaire... Cela ne fait que commencer... Comment traverseras-tu la suite si tu es déjà épuisée? Relèves-toi, le voyage ne fait que débuter... Personne ne te croit? Alors chut, ne dit plus rien et attends... Raccroches-toi à l'idée que les années passeront et que les monstres finiront par partir... Secoues -toi un peu...


Toi qui pensais tout connaître de moi.... Nous voilà maintenant à la fin du primaire... Pourquoi n'as-tu pas de meilleur résultat? Tu es pourtant rempli de potentiel? Tu es épuisée? Voyons, tu n'as pas douze ans? Tu implores la présence de ta mère en pleurant? Je t'arrêtes tout de suite car dans ma vie, il n'y a pas de maman... Tu es seule... Tu manques de tout et même de lait... Tu as faim, tu as froid et tu as peur...Pourquoi es-tu seule dans ton coin? Pourquoi ne vas-tu pas vers les autres enfants? Ah... ils te rejettent? Leurs parents trouvent ta famille trop étranges et par conséquent préfèrent que leur cher chérubin ne t'approche pas? Petite fille, ne prend pas les choses trop personnels et continue d'avancer...


Tu viens de souffler les bougies de ton seizième anniversaire et tu deviendras toi-même mère bientôt? Je croyais pourtant que tu saurais faire les choses différemment? Et tes études? Tu ne vois plus le bout? Pourtant, tous disent que tu es brillante... Quel gaspillage!


Tu ne sais pas comment aimer? Tu es incapable de démontrer de l'affection et de la compassion? Tu ne sais pas comment prendre soin du père de tes filles? Apprends comment car tu seras à ses côtés pendant près d'une décennie et si tu ne parviens pas a bien prendre soin de lui, d'autres femmes le feront et tu le trouveras un jour dans les bras de sa maîtresse... Tu n'aimes pas la jeune femme aride, chicanière et rancunière que tu es devenue? Ah je ne comprends pas... Tu devais faire mieux que moi pourtant...


Pourquoi pleures-tu ainsi? Ah... Il t'a quitté? Il est avec elle? Ne t'avais-je pas prévenue? Quel homme voudrait de cette femme pleine de colère et d'amertume que tu es devenue? Vas-y, entame un changement, il en va de ta survie... Tu es maintenant seule et n'oublie surtout pas que trois petites filles dépendent de toi... Tu es incapable de chasser cette colère qui te ronge le coeur? Tu dois changer, je l'ai fait moi... Tu devais faire mieux pourtant... Appropries ta colère comme je l'ai fait. Pardonnes à la vie, acceptes et comprends aussi... Transformes ta hargne en expérience de vie et apprends à être fière des pas que tu es parvenues à franchir sur ce chemin cathodique... J'ai appris à aimer au lieu de détester, à compatir au lieu de maudire, à apprécier au lieu de m'apitoyer... Allez, fais-en autant... Et tu sais très bien que je n'ai pas tout dit, que je garde secret certains drames que nous avons vécu.... Allez, relèves-toi et sois heureuse!


Les années se succéderont au rythme des déception et des épreuves... Mais, ne craint rien car je serai toujours là, dans l'ombre de tes larmes, observant le moindre de tes gestes, la moindre de tes erreurs.... Je t'observerai vivre des amours difficiles, réapprendre doucement comment aimer... Saches que tu ne pourras compter que sur toi-même, que tu jongleras des années durant avec les gardiennes, le travail, les embuches de la vie... Tu accompagneras l'adulte que tu aimes le plus au monde dans sa maladie et tu le regarderas impuissante tandis qu'il s'éteindra doucement devant toi.


Tu es fatigué? Tu as suffisament marcher? Tu veux te reposer, reprendre ta vie? Nous n'avons pas terminé... Tu disais pourtant que tu ferais mieux que moi? Redonnes-moi mes souliers...

jeudi 28 avril 2011

Quand tout s'éfondre

Une vie entière semble s'être écoulée entre hier et aujourd'hui.... Une vie, ma vie, complètement bouleversée, complètement chavirée... J'étais là, naviguant paisiblement sur une mer limpide, claire et apaisante, le coeur débordant d'amour. J'étais là, en plein contrôle de ma vie, de mon équipage, de mes jours et de mes nuits. J'étais là, soucieuse du bien être de ceux qui croisaient ma route. J'étais là, assumant pleinement ce que j'étais devenue au fil des larmes, des ans et des expériences vécues. Puis, soudainement, j'ai perdu la carte routière qui devait me mener au bonheur. La pénombre s'est tranquillement installée dans le ciel de ma vie jusqu'à ce que je perdre complètement de vue la lumière du soleil. Sournoisement, le malheur a affecté tous les sphères de mon existence jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune place pour le bonheur aussi petit soit-il... Je n'ai rien vu venir, me croyant à l'abri de par mon éternel optimisme... Moi qui croyais que ma résilience, ma capacité à rebondir, la force de mon moral, étaient en fait une muraille, une forteresse qui me gardaient à l'abri du malheur... Moi qui prônais que le bonheur était un choix, mon choix... J'ai compris que les choses n'étaient pas au simple...





Je me suis réveillée à peine consciente, après avoir échouée sur les berges. Tout est était soudainement noir autour de moi. J'avais peine à tenir debout... J'étais probablement déjà inconsciente lorsque mon navire a sombré car lorsque je me suis réveillée, j'étais là, gisant presque sans vie sur le rivage...Mais qui étais-je devenue? Qui était cette triste femme dépourvue de lumière? Mais où était passé ma joie de vivre? Qui avait volé l'essence de mes sourires? Ce voleur de bonheur s'est faufilé dans ma vie sur la pointe des pieds emportant avec lui l'écho de mes éclats de rire.... Je ne l'ai pas vu venir tout comme je ne l'ai pas vu s'enfuir. Je croyais pourtant être équipée d'un radar "anti-dépression".... N'avais-je pas prouver par le passé que je savais danser sous la pluie? J'avais si souvent maîtrisé la violence du vent qui se déchaîne, la force des orages, la noirceur des cieux que je les craignais plus les caprices de mère nature...




Je me croyais à l'abri mais mon abri était fait de paille... Le brouillard rend ma route périlleuse et mes pas précaires et incertains... J'ignore où je vais, je ne reconnais plus les panneaux routiers que j'ai pourtant moi-même érigés au bord de ma route... J'ai perdu pied... Le diagnostique a tombé:"dépression majeure"... Moi? Non, pas moi.... Je me sens triste, vide d'émotion, accablée d'une insurmontable fatigue mais en dépression? Non, c'est impossible?




J'ai perdu mon amour des mots, ce culte que je vouais hier encore à ma plume... J'ai perdu foi en ce que j'amais... Je ne peux écrire d'avantage, pas aujourd'hui, pas maintenant...




Demain peut-être?

mardi 8 mars 2011

Famille recomposée: faire le grand saut....

Que de nouveau dans le ciel qui surplombe ma vie... Que dire de ce nouvel amour qui semble m'ouvrir des portes que je croyais fermées a double tour et dont j'avais volontairement égaré la clé... Antoni sera sans doute celui qui parviendra à me tirer de ma vie de recluse... Moi qui me vautrais dans ma solitude, dans mes vieilles habitudes, dans mon petit village éloigné voilà que j'ai semble-t-il accepté de faire le grand saut... Et c'est peu dire... En plus d'avoir accepté de devenir la femme de cet homme, voilà que je me suis enfin décidée à quitter la douceur de mon foyer pour emménager avec lui... Il est bien évident que cette idée me traumatise à un point tel que j'arrive à peine à gérer mon angoisse au grand désarrois de mon homme qui voudrait tant que je partage son excitation... Comment lui expliquer que tous ces changements me glacent le sang... Que moi petite campagnarde confortable dans ma petite routine et bien ancrée dans mes habitudes de vieille fille, je ne peux pas sauter de joie face à ce revirement ministériel... Je dois avant tout faire le deuil de ce que fut ma vie depuis ces sept dernières années où le célibat semblait me convenir parfaitement :) Certes, j'ai partagé ma vie avec des hommes mais je m'abstenais toujours de partager mon quotidien... Mes relations amoureuses étaient disons sur une base hebdomadaire... Pas question de promesses, de plans d'avenir, de projet de cohabitation...



A présent, les choses sont différentes... Je ne peux plus reculer... J'ai finalement accepté de foncer... Mais, j'ai peur, oh comme j'ai peur... Moi, vivre avec un homme? Vais-je être capable? Moi qui demeure avec mes trois filles depuis tant d'années... Notre clan exclusivement féminin se verra pris d'assaut par la gentes masculines... Pauvres nous ou pauvres eux je ne sais plus.. Et que dire de ma maison... Cette petite maison que j'habite depuis l'aube de mes vingt-et-un ans, comment lui dire adieu? Si seulement il pouvait comprendre que je suis incapable d'être enthousiasme tant la peur de l'inconnu me paralyse... Abandonner ainsi ma vie au détriment d'une nouvelle me donne le vertige et c'est peu dire...



Je vois bien dans les yeux de mon homme que mon comportement l'insécurise... Le pauvre a tellement hâte de voir ma tribu débarquer chez lui qu'il a du mal comprendre que je ne partage pas son débordement de joie :) En fait, c'est un peu plus complexe que cela... Disons qu'inconsciemment je tente par tous les moyens de tout saboter... Depuis le jour où j'ai accepté son offre, j'ai tenté à plusieurs reprises de mettre fin à notre relation. Pourquoi? Je l'ignore... Sans doute parce que je suis simplement morte de peur... Je me sens prête à faire le grand saut et mes petites chéries sont plus que d'accord mais ... :)

Mon bel amour, ne craind rien, je ne changerai pas d'avis... Dans quelques mois nous vivrons tous ensembles... Tentes simplement de comprendre que pour moi c'est une étape importante voire même très difficile... Il y a si longtemps que vogue seule sur la mer de la vie que je ne sais plus trop comment pagayer à deux.. Je t'aime et j'ai confiance que tu sauras m'apprendre comment être heureuse à deux...

samedi 27 novembre 2010

Soeurs pour la vie ...



Si mes enfants étaient carnivores, cela ferait longtemps qu'il ne me resterait qu'une seule fille... Laquelle resterait-il, je ne gagerais pas ma paie la dessus, mais il n'en resterait qu'une seule, cela j'en suis certaine... Mes adolescentes se disputent aux quatre minutes, top chrono. En fait, elles ne se disputent pas, elle s' entre tuent. On croiraient entendre une bataille de chat de ruelle, une lutte à finir entre deux redoutables matous. Je sais pertinemment que les disputes entre soeurs sont normales et que très peu de famille y échappe mais croyiez moi sur parole, je parle ici de véritable razzia... C'est la mer qui se déchaîne, les quatre vents qui se disputent le ciel, les astres qui se battent entre elles.... Par chance qu'elles ne sont pas jumelles, parce qu'il est évident qu'au moment de leur naissance, il y en aurait seulement eu une de viable! Et si par un hasard de circonstance la vie les avaient placées en même temps dans mon utérus, ce n'est pas de triplées que j'aurais accouchées mais bien de trois restants de foetus décédés au combat.... Mes filles dans le même utérus? Oubliez même l'idée...


Comment des enfants peuvent-ils se détester autant? Je sais bien qu'un jour elle auront besoin l'une de l'autre et qu'elles s'aimeront malgré le temps, la distance et leur différence mais en attendant, c'est moi qui n'en peux tout simplement plus de cette insupportable symphonie de cris qui résonnent constamment entres les murs de la maison... Mes filles ne se disputent pas, elles grognent! Qui grognera le plus fort? Qui montrera les dents le plus longtemps? Qui en viendra à mordre l'autre? J'ai parfois l'impression d'avoir perdu il y a fort longtemps mon rôle de chef de meute au détriment de mes enfants qui semblent être chef de leur propre meute... C'est parfois franchement découragement... Moi qui rêvais innocemment d'une famille unie au sein de laquelle l'entraide, l'amour et la camaraderie trôneraient allègrement... Isssshhhhh, j'ai lamentablement raté mon coup...



Il faut comprendre que de notre famille c'est la loi du -c'est pas moi c'est ma soeur- qui règne en permanence. Ce n'est jamais une, c'est toujours l'autre et étrangement aux dires de l'autre ce n'est jamais elle mais bien toujours l'autre... Donc à qui la faute, à l'autre ou à l'autre? Il m'arrive d'être à ce point désespérée que j'en viens à faire la sourde oreille et à me fermer complètement à leur chicane... La policière en herbe que je suis spécialisée en enquête de chicane enfantine commence à en avoir plus que assez de se faire porte-parole de ses enfants mal compris. Qui a commencé, qui a dit quoi à qui ? Et bien vous savez quoi? Je m'en fiche éperdument! Cela ne fait certes pas plaisir à mes pauvres enfants qui finissent par me lancer des :-"c'est ça, elle m'a dit cela et tu ne fais rien, c'est certain puisque c'est ta préférée"-! Pauvres petites filles incomprises, victimes d'un système familial corrompu...




C'est le même phénomène en ce qui concerne le ménage, que dis-je, l'incommensurable bordel qui trône en permanence... Pourquoi l'enfant X laverait-elle la vaisselle aujourd'hui tandis qu'il y en a deux fois plus que la veille? C'est injuste qu'elle doive laver trois tasses de plus que sa soeur... Pourquoi passerait-elle la vadrouille si sa soeur ne doit que passer le balais? Scandale!! Et si par malheur un verre traîne sur la table basse du salon, n'essayer pas de savoir qui l'a laissé là car vous obtiendrez toujours la même réponse:"c'est pas moi c'est elle"!!!



Mel xxx

P: N'hésitez pas à me laisser un commentaire =)

mercredi 10 novembre 2010

L'amour éternel...


Travailler auprès des personnes âgées m'oblige souvent à m'interroger sur ma propre vie. Parler avec eux me démontre que si les temps changent, les gens eux restent sensiblement les mêmes. Depuis le début des temps, l'amour, la famille, l'argent et le travail demeurent au coeur de nos préoccupations... Moi ce qui m'intéresse, c'est l'amour.... C'est d'entendre et surtout d'être témoin d'histoires d'amour qui ont traversées le temps, d'écouter un homme me parler avec émotions de sa défunte femme. C'est regarder les yeux remplis de larmes d'une femme tandis qu'elle me raconte combien son mari fut bon et patient à son égard. Ce qui me fascine dans mon métier c'est entrer dans une chambre et laisser les murs me raconter la vie de l'occupante par les séries de photos accrochées ici et là. J'adore sentir qu'une vieille dame m'ouvre le grand livre contenant ses secrets de vie et recevoir en cadeau ses confidences. Je demeure silencieuse, le coeur ouvert prête à mémoriser chaque bride de mots, chaque éclat de rire, chaque larme qu'elle voudra bien partager avec moi.

Je discutais dernièrement avec une octogénaire , lui disant combien j'admirais le parcours qu'elle avait choisi de prendre au cour de sa vie... En fait, cette dernière fut une des premières femmes pilotes d'avion au Canada. A l'époque où les curé préconisaient voire obligeaient les femmes à enfanter en série, cette minuscule petite dame, fit le choix de n'avoir qu'un seul fils... Elle opta pour une vie plus libre d'action. Elle se maria cinq fois et eut même un ranch... Puisque le personnel ventait allègrement les mérites et la gentillesse de son mari actuel, j'osa lui parler de ses époux...

-- Madame, votre mari actuel, est-ce le meilleur des cinq?

-- Non, répondit-elle en abhorrant un sourire en coin.

-- Êtes-vous sérieuse? Il n'est pas votre plus belle histoire d'amour?

-- Non, répondit-elle en baissant le regard, visiblement gênée soit par ma question ou par sa réponse je ne sais trop...

-- Vous avez aimé un autre de vos époux plus que lui?

-- Oui, répondit-elle en souriant de plus bel.

--Est-il décédé, demandis-je courageusement?

Elle hocha négativement la tête.

-- Vous avez divorcé, dis-je visiblement surprise de sa réponse.

Elle hocha positivement la tête.

Je demeura complètement abasourdie par cette conversation. Cette femme qui avait indéniablement menée sa vie avec courage et conviction ne semblait avoir aucun regret si ce n'est cet amour qui sommeillait encore des années plus tard au fond de son coeur et qui ne semblait pas vouloir mourir. Pourquoi avoir divorcé alors? Est-ce cela qui s'appelle laisser partir l'amour? Et lui pour sa part, pensait-il encore à elle, ne serait-ce que l'espace d'un songe? Et son mari actuel sait-il que peu importe l'attention, le dévouement et l'amour qu'il lui portera jamais il ne pourra remplacer dans son coeur cet amour qui jamais ne mourra? Elle l'aime j'en suis certaine, mais jamais il ne sera celui qu'elle emportera dans son coeur lorsque la lumière sous ses yeux se fermera à jamais... C'est alors que je compris que nous avions probablement tous un amour qui jamais ne mourra. Un amour que l'on garde en soit caché à l'abri des confidences présentes, à l'abri de nos nouveaux amours. Un amour qu'on oublie parfois mais qui jamais ne meurt.

Je ne cessa de m'interroger à savoir si j'avais moi-même un amour secret dont jamais je n'oublierai l'essence. Serait-ce le premier garçon que j'ai aimé? Non impossible, j'étais si jeune que je ne garde qu'un vague souvenir de sa brève présence dans ma vie. Serait-ce mon premier amour d'adolescente, le premier à qui j'ai dit -je t'aimerai toute ma vie, je te le promets-.. Je ne pense pas... Je l'ai revu par hasard un soir. J'avais des billets pour assister à un spectacle de danse et quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'il était le danseur principal du spectacle. Lorsque le rideau tomba sur la scène, un technicien m'accompagna à l'arrière afin que je puisse revoir celui que j'avais tant aimé. Lorsqu'il comprit que c'était moi, il traversa la pièce en courant afin de me prendre dans ses bras et me faire virevolter comme dans un conte de fée. On discuta quelques minutes puis il me remercia prétextant que j'avais marqué sa vie et qu'il était devenu l'homme qu'il était aujourd'hui un peu grâce à moi... Je ne compris pas l'ampleur de ses paroles car le souvenir que je gardais de lui était celui d'un jeune homme brisé par sa première peine d'amour, celle que je lui infligea bien malgré moi. Je ne pense donc pas que ce soit lui mon amour qui ne veut pas mourir.... Est-ce le père de mes enfants, celui auprès de qui j,ai traversé l'âge adulte? Celui auprès de qui j'ai compris ce que je voulais dans la vie mais surtout ce que je ne voulais plus? Non, j'en suis certaine.... La décennie passée à ses côtés m'a appris bien des choses mais pour rien au monde je ne retournerais dans ses bras.

Ais-je au bord du coeur un amour qui ne veut pas mourir? Serait-ce mon amour actuel où un amour à venir? Et mon amour, a-t-il un amour qui jamais ne s'éteindra? Un amour qui le rendra toujours fébrile et dont le nom sur l'afficheur le rendra perpétuellement nerveux? A-t-il au fond de l'âme une mélodie italienne qu'il fredonnera toujours les jours de pluie? Y aurait-il toujours dans ses gestes les traces d'une autre femme dont jamais il ne pourra oublier le parfum et la douceur de sa peau. Se souviendra-t-il sa vie durant de l'éclat de son rire? Je l'ignore, d'ailleurs qui voudrait réellement savoir que jamais elle ne parviendra à effacer complètement la présence d'une autre?

Et vous, avez-vous au fond du coeur un amour qui jamais ne mourra? Et les larmes qui coulent sur vos joues, portent-elles un nom?

jeudi 28 octobre 2010

Quand tout va mal....

Tout va mal. Rien de flagrant, un peu comme si le malheur s'installait sournoisement en se frayant subtilement un chemin dans tous les sphères de ma vie. Mes projets avortent les uns après les autres, les déceptions s'enchaînent à une cadence hallucinante. Est-ce tout simplement la noirceur qui s'installe tranquillement à l'approche de l'hiver emportant avec elle un vent d'angoisse? C'est possible... Est-ce tout simplement une "écoeurantite" aiguë survenue à force d'accumuler les "bah, ce n'est pas grave, tout s'arrangera"? C'est possible... A force de toujours opter pour une vision positive des choses, force est d'admettre que la pensée positive n'est pas toujours la solution à tous les maux de la terre! On a beau être optimiste et tenter par tous les moyens de garder le cap mais être positif n'empêche pas le ciel de nous tomber sur la tête...

Ce n'est pas mêlant on dirait que j'ai attrapé le virus du syndrome prémenstruel annuel ! Pas moyen de desserrer les dents... Je crois que je bougonne même en dormant! Depuis un certain temps, je suis le seul personnage actif dans mes rêves, ce qui s'explique aisément puisque même dans mes songes je suis une vraie enragée! Même Morphée n'est plus capable de m'endurer... Elle refuse de me prendre dans ses bras et son absence me plonge dans l'insomnie.


Vous vous demandez sûrement ce qui se passe pour que je sois dans un tel état mais je ne saurais même pas vous répondre... C'est rien et tout à la fois... Une profonde et déprimante stagnation dans mon quotidien, un flot de mini mauvaises nouvelles qui m'obligent constamment à être en mode "cherchons une solution", des projets qui me permettent de rêver puis qui s'écroulent aussi rapidement qu'un château de cartes.... C'est une mère mono parentale complètement dépassée qui écrit ces lignes, c'est une amoureuse insécure qui enligne ces mots, c'est une enfant qui s'ennuie de l'appui de ses parents qui hurle à la nuit son épuisement...

Je sais pertinemment qu'après la pluie le soleil revient toujours ... Mais la pluie peut causer des inondations, peut réduire à néant des récoltes, peut faire sortir de son lit la rivière la calme qui soit... Oui le soleil revient toujours mais en attendant son retour, la pluie peut si elle le désire vraiment causer d'irréparables dégâts...

Je suis amère et enragée mais je sais que nombreux sont ceux et celles qui en ce moment même vivent le pire drame de leur vie... Au moment même où j'écris ces lignes, des gens portent en terre leur enfant, celle qui leur a donné la vie ou même l'amour qui les a accompagné leur vie durant... Qu'est-ce que mes petites petites frustrations alors? D'ailleurs, ne soyez pas inquiet pour moi, tout ira bien demain... Je ne demeure jamais très longtemps en mode négative... Je me relève, affiche un sourire sur mon visage et poursuivis gaiement mon chemin... :) Demain, si vous m'écrivez "j'espère que tu vas mieux", je ne penserai sans doute même plus à ce billet et répondrai "oui tout va très bien pourquoi"?

Ce n'est qu'un moment de cafard passager qui me quittera en même temps que les outardes que j'aime tant... Lorsque ces dernières s'envoleront vers la chaleur de d'autres contrées, elle emporteront ma peine avec elles... Demain promet d'être meilleur....

Mélanie :)

PS: Laissez-moi un commentaire ci bas ou cliquez sur la petite enveloppe pour m'écrire directement...

vendredi 15 octobre 2010

kilos en trop, vergetures et compagnie!

J'ai déclaré la guerre à mon corps il y a de cela plus d'une décennie et depuis aucun traité de paix n'a été signé. Tant qu'il refusera de m'obéir, je me refuserai de l'aimer, c'est une question d'équité. Je le bouderai jusqu'à la fin de mes jours, s'il le faut... Chose certaine, je ne l'emporterai pas au paradis celui-là.. Cette enveloppe de chaire molasse, ce corps qui jour après jour me fou la honte... Je m'obstinerai à le garder caché, je le camouflerai sous une tonne de vêtement, peu m'importe tant que sa nudité demeure dans l'ombre. Aucun homme ne pourra le contempler à la lumière du jour, ni même à la lueur d'un rayon de lune tant qu'il reflétera une image si désolante. J'entends encore les hommes qui m'ont aimé me chuchoter tendrement: - "mais arrêtes, il est parfait ton corps"... Oui, il est parfait mon chéri parce que la sève te monte au cerveau et qu'un homme remplit de désir trouve obligatoirement tout beau tant qu'il peut explorer ce beau... Je ne suis pas dupe, je sais pertinemment que la perfection est somme toute à l'opposé de ce que je suis... J'ai eu un corps de rêve, autrefois... En effet, durant presque une année entière j'ai été canon. Oh oui monsieur, j'ai déjà eu une poitrine pleine et appétissante, un pur délice... Je me souviens vaguement d'avoir été la propriétaire d'un ventre plat dépourvu de vergetures... C'était l'année de mes seize ans, juste avant que je ne porte en moi la vie, juste avant que je n'apprenne à mes propres dépends que je ne possédais malheureusement une peau qui ne s'étire pas... Au contraire, elle se fend et se creuse jusqu'à former un paquet de petits chemins qui ne mènent nul part...

Mon ancienne belle-soeur parlerait de ses vergetures comme étant de petites flammes d'amour, preuves qu'elle a un jour donné la vie mais je dirais pour ma part que ces pseudos flammes d'amour ont flambé mon potentiel féminin réduisant à jamais en cendres mes chances de porter sciemment un minuscule bikini. Mon ventre a l'apparence d'une mappemonde en 3D et peu importe si la cause de ce relief de chaire est la production de mes adorables enfants, le résultat final demeure le même... Un aveugle en aurait pour des lunes à déchiffrer les milliers de petites rues sans issues qui recouvrent mon bas ventre... Toute une expérience tactile, des heures de plaisir :)

Et que dire de mes rondeurs... Rien de dramatique, moins d'une dizaine de kilos en trop mais c'est amplement suffisant pour faire un amas de bourrelet à l'avant de mon jeans. La grande classe quoi! J'ai parfois l'impression que de dizaines de petites colonies de graisse tentent d'ériger leur territoire un peu partout... On dirait presque que les magnifiques rondeurs qui composaient autrefois ma poitrine ont fondus pour finir par s'échapper avant d'aller se loger dans mes hanches... Ma poitrine, sujet délicat... Au fait, est-ce vraiment une poitrine? On dirait plutôt deux pneus dégonflés suite à une crevaison qui s'est avérée fatale.. C'est incontestablement beaucoup plus qu'une simple fuite d'air... Dans le dictionnaire, -la poitrine de Mélanie- sert d'exemple d'antonyme pour l'expression "ce qui est pulpeux et ferme". Je pourrais les rouler, en faire de minis eggs rolls et les servir en entrées. Une bouchée et c'est terminé, à peine le temps d'y goûter :)

Il m'arrive de détester à ce point l'image que me renvoie la glace que j'en deviens mal dans mon corps... Je frémis en songeant que plus les années passeront et plus la mollesse me gagnera... Un jour, la loi de la gravité en personne fera :-- "Ouach pauvre elle, que s'est-il passé ici"?? Elle tournera les talons et me citera en exemple... Et c'est alors que la pitié viendra me consoler :) Pathétique !

Ne soyez pas triste pour moi car l'éternelle optimiste que je suis ne se décourage pas pour si peu... :) Mes varices, mes vergetures, mes bourrelets ne sont en faits que des oeuvres d'art exécutés par un artiste anarchiste qui tentait de se rebeller contre la perfection... Je suis donc un chef d'oeuvre ! Ce n'est d'ailleurs qu'une question de temps avant que je n'apprécie mon potentiel physique car je sais que lorsque je serai morte et décomposée, je serai agréablement surprise par ce magnifique squelette dont je suis l'heureuse propriétaire :)


lundi 11 octobre 2010

En deuil de toi mon amie

* Si vous lisez ce texte via facebook, cliquez sur le lien ci-joint pour accéder à mon blog, l'écriture est plus grosse et le texte plus facile à lire www.melrose007.blogspot.com

Elle fait partie de ma vie depuis plus de six ans. Pas un seul jour ne s'est éteint depuis sans qu'elle n'en connaisse l'essence. Ma meilleure amie, la soeur que je n'ai jamais eu, ma complice de vie, celle qui égayait mes jours de par sa simple présence. Elle a essuyé du revers de sa main, l'océan de larmes que l'amour a fait déferlé sur mes joues. Elle a rit de mes anecdotes les plus colorées, à angoissée avec moi tandis que j'attendais des nouvelles qui tardaient à venir... Elle a saluée mes exploits et passé sous silences mes défaites... Mais que s'est-il passé pour que je ressente ainsi le besoin de m'éloigner de celle qui comptait tellement à me yeux? Moi qui avais tant besoin de sa présence, voila que j'ai volontairement choisi de couper les ponts, mais pourquoi une telle décision? Pour une série de cause à effet, du moins j'imagine... Je crois que notre amitié était devenue lourde à porter, lourde à traîner. Comme un vieux couple usé par le temps qui s'aime sans trop savoir pourquoi. Je l'aimais mon amie, je l'aime toujours mais je ne l'aime plus en même temps car si je l'aimais encore, je ne pourrais pas survivre sans elle. Il faut comprendre qu'elle était là lorsque plus personne n'y était, qu'elle sait ce que personne d'autre ne sait. Et toutes ces nuits blanches passées à parler de nos amours déchus, de nos erreurs mais surtout de nos aspirations futures... Nous avons parlé jusqu'à en perdre nos mots, nous avons rit à en perdre le souffle, nous avons pleuré à en perdre la cause de nos larmes. Elle me connaissait tellement, que c'est à elle que j'aurais confié mon éloge funeste, convaincue qu'elle était la personne désignée pour parler de moi, de mon passage sur cette terre, des choses que j'aurais voulu réaliser avant de mourir... Dans un coin de l'église, j'aurais acquiescé à chacun de ses mots, j'aurais ri à sa façon de décrire ma légendaire malchance. J'aurais caresser de mes ailes les larmes sur ses joues tout en l'écoutant dresser un portrait de moi des plus réaliste. Puis j'aurais pleuré à mon tour et ce même si les anges ne pleurent pas...

Nous étions en parfaite symbiose jusqu'à ce que le temps fasse son oeuvre j'imagine... Et son oeuvre fut si subtile que je ne parvins pas à recouvrir le fossé qui s'installa fallacieusement entre nous. Nos différences finirent par l'emporter sur cet amour sincère qui nous unissait pourtant. Car une véritable amitié est d'abord et avant tout basé sur l'amour et le respect. Certes, il ne s'agit du même amour que l'on porte aux hommes qui passent dans notre vie mais bien de cet amour qu'on voue aux membres de notre famille qu'ils soient de sang ou de coeur. Ma belle Krystel était ma soeur de coeur et de confidence. Nous étions différentes, si différentes... Elles si active, ne tenant jamais en place. Moi, si casanière et perdue dans mes pensées. Elle qui déteste la solitude et moi qui m'en nourris. Elle qui désirait une amitié exclusive n'aimant pas que d'autres fassent parties de ma vie. Moi, qui était heureuse de la savoir entourée par d'autres que moi... Elle qui est si intense dans ses émotions, moi qui relativise toujours tout. Deux femmes, deux antipodes. Mon don inné pour la procrastination a tôt fait de nous éloigner puisque cette amie que j'aimais tant avait visiblement besoin d'une amitié active voire quasi-quotidienne tandis que moi je crois en l'adage "une amie c'est comme les étoiles, tu ne les vois pas toujours mais elles sont toujours là"... Elle avait besoin de moi, plus que ce que j'étais capable de lui donner. J'avais besoin d'elle dans des moments précis de ma vie et pour plusieurs raisons, elle fut incapable d'y être.

Mettre fin à une si belle amitié c'est véritablement une peine d'amour... C'est réapprendre à vivre sans elle. C'est me faire violence mille fois par jour pour ne pas prendre mon cellulaire et lui texter un "salut miss, tu ne devineras jamais ce qui vient de m'arriver"... C'est ne plus avoir accès à ses confidences, à ses éclats de rire, aux larmes qui creusent des rigoles le long de ses joues. J'ai l'impression de souffrir du syndrome du membre fantôme comme ceux qui se font amputer un membre mais qui le sentent encore comme s'il était toujours là. Je sais bien que je pourrais prendre le téléphone et simplement lui dire que je regrette ma décision, lui expliquer à quel point elle me manque et que ma vie sans elle a perdue de son éclat mais je ne veux pas, je peux pas. Je dois continuer ainsi, persuadée que les amitiés changent au rythme des saisons de notre vie. Que de nouvelles personnes doivent entrer dans la danse afin de nous apprendre de nouveaux pas. L'amitié ne devrait jamais être exclusive. Je n'arrive toujours pas comprendre pourquoi je laisse ainsi partir ma meilleure amie sans tendre la main pour la retenir. Au fond de moi, je connais assurément la réponse sinon ce texte n'aurait jamais eu lieu d'être.

Je t'aime mon amie, je t'aimerai toujours. Voila pourquoi aujourd'hui je te dis vas, envoles toi. Vas vers ton destin, vas là où la vie t'appelle. Sans doute nous reverrons-nous un jour, sans comprendre, sans nous souvenir du pourquoi du comment nous en sommes un jour venu à couper les ponts.

Mel xx

PS: Vous pouvez désormais rejoindre le jardin des secrets sur facebook. Vous n'avez qu'à cliquer sur le lien dans l'onglet à gauche. Une fois sur facebook, vous n'avez qu'à cliquer sur -j'aime- pour faire partie du groupe :)
Pour m'écrire vous pouvez simplement laisser un commentaire en bas de ce texte, cliquer sur la petite enveloppe blanche ou encore m'écrire à cette adresse courriel: ocean-rose17@hotmail.com

Il s'appelle Antoni...

L'amour je n'y croyais plus, enfin plus vraiment... J'y croyais pour les autres, pour ceux qui affirment en être foudroyer mais j'avais pour ma part abandonner l'idée d'explorer de nouveau ce sentiment en toute confiance. Car aimer signifie devenir vulnérable dans les bras d'un autre. Cela comporte plusieurs risques, trop de risques... L'amour implique de se laisser aller, de laisser son coeur parler au détriment de sa raison... Car aimer c'est en quelque sorte perdre nos repères afin d'en construire de nouveau. C'est découvrir de nouveaux horizons dont on ne soupçonnait pas l'existence jusqu'à présent. C'est entrer dans un monde qui nous est inconnu, c'est découvrir l'univers de l'autre sans savoir s'il nous conviendra, s'il fera bon d'y vivre. L'amour, c'est raconter notre histoire encore une fois, c'est tenter d'expliquer à l'autre les chemins empruntés jusqu'ici. C'est se dévoiler encore une fois, c'est se rendre vulnérable aux jugements, au rejet... Entamer une nouvelle relation c'est ressasser encore et encore les souvenirs qu'on veut pourtant oublier, c'est raconter nos erreurs passés en espérant que l'autre n'en soit pas offusquer. C'est recommencer encore une fois...

Aimer de nouveau signifie également analyser qui est ce nouveau personnage qui fait subitement son entrée dans les pages de notre vie. C'est apprendre encore une fois à faire confiance, à croire, à espérer. C'est lui remettre les clés de notre vérité intérieure en espérant qu'il en fasse tout autant. C'est croire en ses paroles et ce même si on ignore si elles sont mensonges ou vérités. C'est croire que ses mains ne dansent que sur notre corps, qu'il n'est pas de ceux qui dansent à plusieurs... Oh comme l'amour est risqué surtout lorsqu'il en est à ses premiers bruissements d'ailes...

Il temps pour moi de vous présenter mon nouvel amour. Cela fait quelques mois déjà mais je me devais de ressentir cet amour jusqu'à dans l'antre de mes entrailles avant de me déclarer haut et fort amoureuse. Je ne savais pas, je n'étais pas certaine... A force de mettre l'emphase sur les risques conséquents à l'amour, j'en oubliais les bienfaits... J'avais si peur de souffrir de nouveau ou même simplement d'être déçue que je m'auto-punissais en fermant ainsi mon coeur.


Certes, il est probable que je verse des litres et litres de larmes. Il est possible que je souffre à en maudire de nouveau l'amour. Mais, il est également possible que je connaisse l'extase de ces instants partagés où plus rien ne compte si ce n'est que la symbiose de deux âmes qui se fusionnent. Il est envisageable que je connaisse un pur bonheur, celui-là même qui nous emporte ailleurs, là où il est si bon d'être. Il est possible que j'apprenne de cet homme, qu'il m'aide à évoluer, à m'aimer telle que je suis. Il n'est pas impossible que je connaisse enfin le grand amour, celui qui m'accompagnera les jours de tourments lorsque plus rien n'ira... Et si c'était lui qui tiendra ma main lorsque je fermerai les yeux pour la dernière fois en murmurant: - ne crains rien, je t'attendrai... Et si à force de craindre d'être blessée je prenais en fait le risque de passer à côté de l'amour et de tout ce qu'il peut apporter?

Il se nomme Antoni. Il a les cheveux noirs d'ébène et une gueule à vous faire rougir. Sous son regard d'homme se cache celui d'un gamin qui craint les monstres de la nuit. Ses mains usées par le travail sont pourtant capable de grandes douceurs:) Mon bel adonis aime la beauté des femmes, c'est l'évidence même. De plus, il a la fougue d'un jeune adolescent découvrant les plaisirs de l'amour ce qui me fait craindre le pire... Et si son coeur était capable de loyauté mais que son corps en était incapable? Et s'il n'en tenait qu'à moi de faire refléter dans mes yeux une telle beauté qu'il en serait éblouit et que ses sourires m'appartiendraient alors jusqu'à la fin? Puisque je ne peux entamer une nouvelle relation dans le doute d'être un jour délaissée au profit d'une autre, je me lance et advienne que pourra... Ne me laissez pas un millier de message concernant la confiance et la jalousie. Admettez qu'il y a des hommes qui aime la gentes féminines plus que d'autres... Mon adonis fait parti de ce lot... Mais je crois sincèrement qu'il est capable d'aimer et que comme tout bon capitaine, il veut réellement amarrer son bateau à un port d'attache...

Il s'appelle Antoni, il est le père de deux jeunes matelots à l'aube de l'adolescence. Il est le fils d'une femme qui l'aime de tout son coeur de mère et il le lui rend en parlant d'elle avec un incommensurable respect. On m'a toujours dit qu'un homme traitera la femme de sa vie comme il traite sa mère. Dans ce cas, je n'ai rien à craindre, je serai intouchable.. Il est le frère d'une femme que je connais à peine mais qui semble être intelligente, intègre et engagée socialement. Il est le fils d'un homme qui semble encore le voir comme un petit garçon.

Voila, c'est tout ce que je sais de lui jusqu'à présent... Je connais à peine ses rêves, ses peines, ses angoisses, ses aspirations mais je connais les mots qu'il murmure le soir en s'endormant et cela me suffit amplement pour l'instant... Il s'appelle Antoni, il est mon nouvel amour, celui que j'aime d'avantage au fil des confidences et de nos éclats de rire. Il s'appelle Antoni et je suis désormais prête à prendre le risque de l'aimer car je ne peux plus risquer de passer à côté de l'amour... Qu'importe si je fais erreur, mes larmes me porteront ailleurs en temps et lieux...

Mel xx

PS: Vous pouvez désormais rejoindre le jardin des secrets sur facebook. Vous n'avez qu'à cliquer sur le lien dans l'onglet à gauche. Une fois sur facebook, vous n'avez qu'àcliquer sur -j'aime- pour faire partie du groupe :)
Pour m'écrire vous pouvez simplement laisser un commentaire en bas de ce texte,cliquer sur la petite enveloppe blanche ou encore m'écrire à cette adresse courriel: ocean-rose17@hotmail.com

vendredi 8 octobre 2010

7 merveilles du monde



Un groupe de jeunes gens étudiaient en géographie les 7 merveilles du monde. .À la fin d'un cours, le professeur leur demanda de dresser une liste de ce qu'ils croient être aujourd'hui les 7 merveilles du monde. Presque tous les étudiants répondirent:


1-Les Pyramides d'Égypte
2-La grande muraille de Chine
3- Le Taj Mahal en Indes
4- Les statues de l'Île de Pâques
5- Les pyramides de Chichen Itza au Mexique
6- Le Colisée de Rome
7- L'Alhambra en Espagne

Tout en recueillant les réponses, le professeur aperçu qu'une jeune fille n'avait pas encore commencé sa réponse. Perplexe, il lui demanda gentiment si elle éprouvait des difficultés à répondre. La jeune fille lui répondit : "Oui, en effet; je ne peux vraiment pas me décider, il y en a tellement." Le professeur de lui répondit : "Dis-moi
ce que tu as trouvé, et je pourrai peut-être t'aider"


La jeune fille hésite, puis commence à écrire :

1- Voir
2- Entendre
3- Toucher
4- Sentir

Elle hésite encore un peu puis continue avec:

5- Courir

6- Rire

7- Aimer



(*Texte provenant du web mais modifié en grande partie)



Les 7 merveilles du monde ne sont pas celles érigées par l'homme... Mes merveilles à moi sont beaucoup plus belles, beaucoup plus grandioses...

Voici ma propre liste:



1- Mon aînée Megan-alexandra... Douce enfant qui semble porter en elle toute la sensibilité du monde. Qui de par ses mains de fées sait créer de si belles chose que j'en demeure ébahie. Jamais je n'oublierai l'incroyable sentiment que j'ai ressenti lorsque j'ai tenu cette petite boule d'amour dans mes bras pour la première fois. Je tenais au creux de ma main un miracle en soit. J'avais peine à croire que j'avais moi-même façonnée cette merveille qui depuis ce jour ne cesses de m'émouvoir...




2- Ma deuxième fille Krystina... Petite fille fougeuse qui tel un cheval sauvage poursuit sa route sans attache, sans remord. Elle galope librement au gré du vent, au gré de ses propres valeurs. Impossible de la retenir, de freiner son ardeur, de l'assagir... Petite femme à en devenir qui illumine ma vie de par son unicité. Rien ne l'arrêtera dans sa quête de liberté sauf peut-être l'amour qu'elle porte aux siens... Ce petit coeur d'or, cette merveille....




3-Ma cadette Talianna-Rose... Petite fleur qui a vu le jour bien avant le printemps.... Je la revois encore, si petite et si fragile... Se battant désespérément contre la fatalité, devant sa propre mort... Elle qui pourtant si minuscule à su remporter une incommensurable bataille soit celle de demeurer en vie... Mon ange, ma merveille, mon miracle en soit...




4- Les gens qui ont croisés mon chemin jusqu'à présent... De mon père à ma mère en passant par mes professeurs et mes meilleures amies, ils ont tous fait de ma vie ce qu'elle est aujourd'hui... C'est la rencontre de tous ces gens qui m'a inspiré à me dépasser, à m'amiliorer et surtout à aimer...




5-La nature que je contemple... Lorsque je contemple les nuances d'un ciel de Mai, je comprends alors à quel point le reste n'est que futilité.... Et lorsque la mer danse à mes pieds et que l'horizon semble s'étendre à l'infini je réalise à quel point je suis petite et que l'univers est grand...



6- L'amour sous toutes ces formes




7-La plume dont je me sers et qui m'est aussi indispensable que l'air que je respire



Quelle est votre liste? Quelles sont vos merveilles?

*Je viendrai compléter ce texte parce que je le trouve incomplet.

Mel xxx

Pour retourner à l'acceuil: http://www.melrose007.blogspot.com/




PS: Vous pouvez désormais rejoindre le jardin des secrets sur facebook. Vous n'avezqu'à cliquer sur le lien dans l'onglet à gauche. Une fois sur facebook, vous n'avez qu'àcliquer sur -j'aime- pour faire partie du groupe :)

Pour m'écrire vous pouvez simplement laisser un commentaire en bas de ce texte,cliquer sur la petite enveloppe blanche ou encore m'écrire à cette adresse courriel: ocean-rose17@hotmail.com


vendredi 1 octobre 2010

Délia Tétreault: une sainte parmi mes ancêtres

Je suis l'arrière-arrière nièce d'une dame dont le nom est actuellement en processus de béatification à Rome. Tout comme le frère André, son coeur est conservé à proximité de son tombeau. En effet, Délia Tétreault était la soeur de mon arrière arrière grand-père. Je me plais à croire que cette sainte à en devenir et moi partageons en quelque sorte une partie du même code génétique... Que du sang pieux coule en mes veines, que son incommensurable amour pour les autres fait en quelque sorte parti de mon patrimoine familial... J'aime croire qu'il y a en moi une prédisposition génétique à la dévotion, au don de soi voire même à l'amour à son état pur. Je sais bien que mon ascendante à cette éminente sainte n'est qu'un hasard, que rien mis à part nos gènes commun ne me relit à elle, mais j'aime tout de même le fait que nous avons quelque chose en commun ne serait-ce que notre code génétique... L'amour et la grandeur d'âme n'est malheureusement pas une question de gènes, la preuve, son frère qui de par surcroît était mon arrière-arrière grand-père était un homme au coeur rongé par la méchanceté. En effet, selon la soeur de ma grand-mère, il était tout simplement le mal incarné... Quelle ironie n'est-ce pas? Comment une femme a pu mettre au monde qui de par sa grandeur d'âme changea à sa façon le monde, et un fils dépourvu de compassion humaine et dont le passage sur cette terre fut ponctué d'animosité?

Pierre Tétreault, frère de Délia était en fait le père de mon arrière-grand-mère Tétreault. Cette dernière, épousa mon arrière grand-père Savarie. D'ailleurs, la rue adjacente au camping Lac des Pins situé à St-Antoine-Abbé, (soit la rue Savarie), fut nommée ainsi par mon arrière grand-père Savarie. Le rang Savarie, sur lequel il érigea sa ferme ne tarda pas à se développer... Mon arrière-arrière grand-père Tétreault parvint tant qu'à lui à obtenir pour un prix dérisoire un lot de terre situé à l'extrémité du rang. Au dire de tous, il était un homme affable, radin, mesquin. Il était froid dépourvu de la moindre parcelle d'humanité. Donc, un hiver, mon arrière grand-père Savarie, qui pour sa part était un homme apprécié de tous, embarqua femme et enfants dans la carriole et se dirigea vers le village lorsqu'il croisa la carriole de son beau-père soit mon arrière-arrière grand-père Tétreault. Les chemins étaient alors impraticables car une tempête de neige sévissait sur le village. Tous savaient que le rang Savarie, surtout en hiver, n'était pas très large et que par conséquent une seule carriole ne pouvait passer. Le bonhomme Tétreault, insensible aux mauvaises conditions climatiques, força ses chevaux à accélérer la cadence... Lorsqu'il arriva à la hauteur de la carriole transportant sa fille et ses petits-enfants, il ne diminua pas la cadence bien au contraire... Il affubla un coup de fouet à ses chevaux, obligeant mon arrière grand-père à trouver refuge dans le fossé... Évidement, la carriole s'embourba dans la neige et il fallu presque deux heures au pauvre homme pour se sortir de là ...

Cela relative grandement les choses... La possibilité que la -sainteté- se transmettre de génération en génération de par le bagage génétique se dément lorsque je songe que le propre frère de Délia était un homme luciférien.... J'imagine que vous n'avez jamais entendu parler de Délia avant ce jour... Et pour cause, elle est quelque peu méconnue si ce n'est que par ceux qui la louangent et lui vouent une admiration sans borne... En fait, Délia Tétreault fonda la congrégation des soeurs missionnaires de l'immaculée conception qui s'étend dans 13 pays et qui comptent plus de 600 religieuses de 18 nationalités. Ces dernières sont engagées dans l'éducation, le développement sociales et l'accueil des immigrants. Elle est la précurseur des femmes sans frontière, elle a eu le courage de m'être ses idées en oeuvre et de se rendre directement dans les pays en développement afin d'ériger de nouvelles installations et former les recrues. Oh comme j'aimerais qu'elle inspire ma vie de par son exemple !!!

Bien que je sois flattée voire honorée de par l'indélébile lien qui me lie à elle, j'ai parfaitement conscience que la comparaison demeure très très subtile et que je ne chercherais à m'attribuer autant de mérite si on ascendant était un célèbre et pervers tueur en série... Ce billet aurait été fort différent... J'aurais alors proclamer haut et fort que la haine et la folie meurtrière ne sont assurément pas un facteur de génétique...

Mel xxx

PS: Vous pouvez désormais rejoindre le jardin des secrets sur facebook. Vous n'avezqu'à cliquer sur le lien dans l'onglet à gauche. Une fois sur facebook, vous n'avez qu'àcliquer sur -j'aime- pour faire partie du groupe :)
Pour m'écrire vous pouvez simplement laisser un commentaire en bas de ce texte,cliquer sur la petite enveloppe blanche ou encore m'écrire à cette adresse courriel: ocean-rose17@hotmail.com

jeudi 2 septembre 2010

Montée de lait


Seule dans mon impuissance, je m'interroge devant certaines incongruités. Rien de dramatique, de simple détail qui éveillent en moins un sentiment d'injustice voire même de révolte face à certaines réalités. Bien que vous le sachiez probablement déjà, j'exerce le métier de préposée aux bénéficiaires ou pour mes lecteurs européens, le métier d'aide infirmière et pour ceux qui lisent ce billet depuis la Suisse, je suis veilleuse... Ceci dit, ici dans mon Québec natal, nous vivons depuis quelques jours collés à nos ventilateur tant la chaleur nous est accablante. Hier, tandis que la majorité des gens dormaient paisiblement, j'étais au travail... J'étais dans une chambre à rafraîchir une dame qui sous l'emprise de l'humidité excessive transpirait à en avoir des malaises. Durant ma tournée, pratiquement tous les bénéficiaires nageaient dans leur sueur et la moiteur de leur peau était perceptible et ce malgré l'épaisseur de mes gants. La sueur perlait à grosse goutte sur mon front, l'air me semblait inexistante ... Une fois terminée, je me dirigea aussitôt au poste de garde afin de me rafraîchir à l'air climatisé, espérant que cela remédierait aux subites nausées qui m'incommodaient. C'est alors que je m'offusqua devant le fait que des gens âgés souffrent de chaleur excessive tandis que la haute direction ainsi que les employés administratifs travaillent tranquillement à leur bureau sans ressentir moindrement les effets insupportables reliés à la chaleur. Comprenez bien que je ne dénigre aucunement leur travail et que je ne remets en doute l'ardeur de leur tâche. Je dis simplement qu'ils courent pas partout comme des poules sans têtes, ne donnent pas des bains dans une pièce frôlant une température comparable à celle d'un spa. Ils ne se battent pas avec un chandail devenu trop petit pour la résidente ou un pantalon qui refuse de glisser sous la moiteur. Ils n'utilisent pas de matériaux qui exige force et minutie. Ils ne se penchent pas mille fois à la seconde pour attacher des souliers, mettre des pantoufles, ramasser le matériels souillés par terre et cela en étant le plus rapide possible compte tenu le laps de temps accordé. Ils ne poussent des chaises roulantes, n'aident des personnes corpulente à se lever. Logiquement, plus on bouge et plus on a chaud... Qui sont les employés qui bougent le plus en santé??? Ceux qui travaillent sans air climatisé.... Et les malades? Comment se fait-il qu'il ait mal à dormir tant la chaleur les incommode? Qu'ils en perdent même l'appétit... Durant les périodes de grandes chaleurs, les décès se succèdent tandis que la haute direction et les employés de bureau travaillent paisiblement au frais... Je trouve simplement qu'il n'y a pas d'équilibre et de justice...

Aujourd'hui, tandis que mes grandes filles revenaient du secondaire (lycée) et que ma plus vieille avaient les collés au fond et le visage visiblement lustré par la moiteur, je me surpris à me révolter de nouveau. L'école possède l'air climatisée certes mais dans la cafétéria et dans les bureaux administratifs... Pourquoi nos jeunes doivent-ils être confinés en grand nombre dans de petits locaux sans bénéficier de ce privilège? Comment leur demander de demeurer concentrés pour une longue période tandis que l'air ambiant est des plus insupportable? Que dire de ma benjamine qui revient le soir les cheveux imbibés de sueurs et les vêtements qui lui collent désagréablement à la peau? La chaleur accroît la fatigue et le manque de concentration voila pourquoi le personnel de soutien et la haute direction ne peuvent se permettent de travailler sous le poids de la chaleur...

Comment traitons-nous nos aînés et notre relève? Et nos enseignants à qui nous demandons douceur, patience et compétence... Et les préposées et infirmière qui n'ont à peine qu'une minute pour souffler tant elles coursent contre la montre... Et si par mégarde une erreur humaine surviendrait en ces jours où le commun des mortels devant sont climatiseur à peine à endurer sa propre peau, nous ne pourrions certainement pas dire:- je suis désolée, épuisée par la chaleur, j'ai manqué de concentration-"... Et si par malheur, un enseignant perdait patience, un procès s'en suivrait sous peu... Les jours de chaleurs excessives, j'ai peine à garder mon sang froid et à ne pas perdre patience lorsque mes filles cahotent autour de moi... Je ne survivrais jamais dans une pièce exergue entourée d'incontrôlables adolescents ....

A défaut de travailler dans de décentes conditions, je lève mon chapeau à tous ceux qui comme moi offre de par leur métier des services essentiels à notre société et ce à la sueur de leur front....

Mel xx
ocean-rose17@hotmail.com

mardi 3 août 2010

L'euphorie de vivre

Me voila de retour après une longue absence bien involontaire croyez-moi. Ces derniers mois filèrent si rapidement que j'en perdis la notion du temps. Les évènements s'enchaînèrent à une telle vitesse que j'arrivai à peine à ne pas perdre pied. Tout débuta par une série de malheurs consécutifs, agrémentés d'une séparation et d' histoires personnelles concernant le père de mes filles qui par ricochet chamboula notre quotidien... Je me retrouva donc bien malgré moi capitaine d'une barque qui semblait fissurer de partout, menaçant de couler à tout instant. Moi si petite devant le néant, devant tous ces problèmes. Puis, tel un arc-en-ciel surplombant un ciel en pleurs, la grisaille fit place à l'espoir. Mon chemin devenu si cahoteux fut soudainement pavé de petits bonheurs. Ce fut comme si la chance elle-même me tenait par la main, comme si la béatitude m'ouvrait les portes de la plénitude. Tout débuta par un voyage féerique à travers les Maritimes Canadienne et ce aux frais d'un grand ami si ce n'est le meilleur qu'on puisse espérer avoir. Quel exécutoire pour mes filles et moi ! Quel spectacle que firent les baleines en submergeant de l'eau dans toute leur immensité, accompagnant leur chorégraphie d'un indescriptible soufflement. Puis, des milliers de kilomètres plus loin quelle rencontre que fut celle d'un orignal à l'orée du bois. Quel extase que la mer dansant sous mes pieds, quelle merveilleuse mélodie que le rire de mes filles résonant sur les galets. Ce n'est peu dire que de qualifier cette escapade d'exceptionnelle :)

Je me sentis renaître devant tant de magnanimité. La vie m'assaillait soudainement de petits et grands bonheurs. Quelque peu superticieuse. je tremble à la seule pensée que d'étaler ainsi ma joie ne me porte malheur et que la roue infernale des malchances ne se déclenchent encore. Il faut comprendre que chaque fois que j'expose mon bonheur et que je me proclame heureuse, il y a la vie qui me tape sur l'épaule en me disant:-- attention parle pas trop vite regarde là-bas l'orage s'en vient, tiens-toi bien parce qu'il y a de fortes possibilités que ça se transforme en Tsunami"... C'est pourquoi, au fil du temps je commença à me méfier du bonheur comme si un malheur se cachait inévitablement derrière... Je croise les doigts et je prie tous les saints du ciel pour que ce bonheur qui égaie mes jours et apaise mes nuits demeure éternellement à mes côtés.

Le paroxysme de cet état de grâce dans laquelle je fus dernièrement plongée fut assurément ma rencontre avec mon amoureux. Ce fut un véritable face à face avec le destin, une succession de coïncidences qui nous menèrent un à l'autre... Ce nouveau périple qu'est cette relation naissante demande plus que quelques mots écrits à la dérive, voila pourquoi j'extrapolerai d'avantage dans mon prochain billet :)